Barème de l’impôt sur le revenu au Luxembourg en 2026
Tranches 2026 de l’impôt luxembourgeois, taux marginaux, Fonds pour l’emploi, classes 1, 1a et 2 et différence avec la retenue mensuelle.
Information générale, sans conseil fiscal personnalisé. Les règles peuvent évoluer ; vérifiez votre situation auprès de l’administration compétente.
En 2026, le tarif de base luxembourgeois comporte 23 tranches en comptant la tranche à 0 %. Il commence par une exonération sous 13 230 euros et atteint 42 % pour la part du revenu imposable ajusté qui dépasse 234 870 euros. Ce barème est progressif : le taux le plus élevé atteint ne frappe pas tout le revenu. [1]
Quel barème est applicable en 2026 ?
L'Administration des contributions directes présente le tarif applicable à partir de l'année d'imposition 2025. Sa page des barèmes, consultée au 15 août 2026, indique que la dernière adaptation du tarif est entrée en vigueur le 1er janvier 2025 et publie toujours ce tarif pour les calculs courants. [1] [2]
Le texte coordonné de la loi concernant l'impôt sur le revenu publié par l'ACD constitue la base légale à contrôler pour l'année d'imposition. Le tarif relève de l'article 118 LIR ; les règles des classes figurent notamment aux articles 120, 120bis et 121. [3]
Cette date d'entrée en vigueur ne signifie pas que le barème soit « un barème 2025 seulement ». Elle identifie la dernière adaptation, encore applicable en 2026 à la date de référence de ce guide.
Barème intégral de l'impôt sur le revenu
Le tableau ci-dessous reprend les 23 tranches du tarif de base. Chaque taux s'applique uniquement à la fraction du revenu imposable ajusté comprise dans la tranche. [1]
| Fraction du revenu imposable ajusté | Taux de base |
|---|---|
| inférieure à 13 230 € | 0 % |
| 13 230 € à 15 435 € | 8 % |
| 15 435 € à 17 640 € | 9 % |
| 17 640 € à 19 845 € | 10 % |
| 19 845 € à 22 050 € | 11 % |
| 22 050 € à 24 255 € | 12 % |
| 24 255 € à 26 550 € | 14 % |
| 26 550 € à 28 845 € | 16 % |
| 28 845 € à 31 140 € | 18 % |
| 31 140 € à 33 435 € | 20 % |
| 33 435 € à 35 730 € | 22 % |
| 35 730 € à 38 025 € | 24 % |
| 38 025 € à 40 320 € | 26 % |
| 40 320 € à 42 615 € | 28 % |
| 42 615 € à 44 910 € | 30 % |
| 44 910 € à 47 205 € | 32 % |
| 47 205 € à 49 500 € | 34 % |
| 49 500 € à 51 795 € | 36 % |
| 51 795 € à 54 090 € | 38 % |
| 54 090 € à 117 450 € | 39 % |
| 117 450 € à 176 160 € | 40 % |
| 176 160 € à 234 870 € | 41 % |
| au-delà de 234 870 € | 42 % |
Avant l'application du tarif, le revenu imposable ajusté est arrondi au multiple inférieur de 50 euros. Cette règle ne doit pas être confondue avec les arrondis utilisés pour la retenue mensuelle sur salaire. [4]
Comment fonctionne la progressivité ?
Les tranches s'empilent. Pour un revenu qui atteint la tranche à 36 %, les premières fractions restent taxées à 0 %, puis à 8 %, 9 % et ainsi de suite. Seule la fraction située dans la tranche de 49 500 à 51 795 euros supporte 36 %.
Cette méthode conduit à distinguer deux indicateurs :
- le taux marginal est le taux appliqué au dernier euro de revenu imposable ajusté ;
- le taux moyen est la cote d'impôt divisée par le revenu imposable ajusté.
Le taux moyen reste inférieur au taux marginal dans un tarif progressif, sauf cas limites. Il ne faut pas utiliser le taux marginal pour calculer l'impôt sur la totalité du revenu.
Contribution au Fonds pour l'emploi
L'impôt déterminé par le tarif est majoré au profit du Fonds pour l'emploi. La majoration est de 7 % jusqu'à 150 000 euros de revenu imposable ajusté pour les classes 1 et 1a, ou 300 000 euros pour la classe 2. Elle passe à 9 % au-delà de ces seuils. [5]
| Classe | Majoration de 7 % jusqu'à | Majoration de 9 % au-delà de |
|---|---|---|
| 1 ou 1a | 150 000 € | 150 000 € |
| 2 | 300 000 € | 300 000 € |
Cette contribution est un pourcentage de la cote d'impôt, pas un taux appliqué directement au revenu. Une cote de base de 1 000 euros devient 1 070 euros avec la majoration de 7 %.
Classe 1
La classe 1 s'applique aux contribuables qui ne remplissent pas les conditions des classes 1a ou 2. L'impôt de classe 1 est déterminé sur la base du tarif de l'article 118. [6]
Pour les résidents, il s'agit notamment des personnes célibataires sans enfant à charge fiscal, sous réserve des règles plus précises de classement. Un statut civil seul ne suffit pas toujours à conclure : l'âge, les enfants, un veuvage ou une période transitoire peuvent modifier la classe.
Classe 1a
La classe 1a concerne, hors classe 2, notamment les personnes veuves, les contribuables bénéficiant d'une modération d'impôt pour enfant et les personnes ayant plus de 64 ans au début de l'année d'imposition. [6]
Le calcul de classe 1a comporte un abattement intégré au tarif selon l'article 120bis LIR. Il ne consiste donc pas à appliquer une remise forfaitaire au résultat de classe 1. [3]
Classe 2 et splitting
La classe 2 concerne notamment les époux et partenaires imposés collectivement, ainsi que certaines situations transitoires après un décès, un divorce ou une séparation. [6]
Le splitting de la classe 2 suit trois étapes : [7]
- diviser le revenu imposable ajusté du ménage par deux ;
- calculer la cote de classe 1 sur cette moitié ;
- multiplier cette cote par deux.
Le splitting n'est pas un taux fixe et ne garantit pas le même avantage à tous les ménages. Son effet dépend de la répartition des revenus, des déductions et des conditions de l'imposition collective.
Pour les non-résidents mariés, la classe 2 ou le taux correspondant suppose que les conditions légales, notamment celles de l'assimilation lorsqu'elle est requise, soient réunies. La classe 2 ne découle pas automatiquement du mariage. [8]
Exemple reproductible en classe 1
Hypothèses : revenu imposable ajusté de 50 000 euros, classe 1, aucune autre modération ou crédit, calcul avant arrondi final de la cote émise. Le revenu est déjà un multiple de 50 euros.
| Tranche utilisée | Base dans la tranche | Taux | Impôt de tranche |
|---|---|---|---|
| sous 13 230 € | 13 230 € | 0 % | 0,00 € |
| 13 230–15 435 € | 2 205 € | 8 % | 176,40 € |
| 15 435–17 640 € | 2 205 € | 9 % | 198,45 € |
| 17 640–19 845 € | 2 205 € | 10 % | 220,50 € |
| 19 845–22 050 € | 2 205 € | 11 % | 242,55 € |
| 22 050–24 255 € | 2 205 € | 12 % | 264,60 € |
| 24 255–26 550 € | 2 295 € | 14 % | 321,30 € |
| 26 550–28 845 € | 2 295 € | 16 % | 367,20 € |
| 28 845–31 140 € | 2 295 € | 18 % | 413,10 € |
| 31 140–33 435 € | 2 295 € | 20 % | 459,00 € |
| 33 435–35 730 € | 2 295 € | 22 % | 504,90 € |
| 35 730–38 025 € | 2 295 € | 24 % | 550,80 € |
| 38 025–40 320 € | 2 295 € | 26 % | 596,70 € |
| 40 320–42 615 € | 2 295 € | 28 % | 642,60 € |
| 42 615–44 910 € | 2 295 € | 30 % | 688,50 € |
| 44 910–47 205 € | 2 295 € | 32 % | 734,40 € |
| 47 205–49 500 € | 2 295 € | 34 % | 780,30 € |
| 49 500–50 000 € | 500 € | 36 % | 180,00 € |
La cote de base est 7 341,30 euros. La contribution au Fonds pour l'emploi de 7 % vaut 513,891 euros ; le total arithmétique avant les autres règles d'établissement est 7 855,191 euros. [1] [5]
Le taux marginal de base est 36 %. Le taux moyen de base est 7 341,30 / 50 000 = 14,6826 %. Après la majoration de 7 %, le taux moyen arithmétique devient 15,710382 %. Cet exemple isole le tarif : une imposition réelle peut comporter crédits, modérations, retenues déjà opérées et autres revenus.
Veille législative au 15 août 2026\n\nLe projet de loi 8775 prévoit une adaptation future du barème et un crédit d’impôt conjoncture temporaire. Au 15 août 2026, il est toujours indiqué « en commission » : le tableau et les exemples de cette page reprennent uniquement le droit en vigueur à cette date. [9]\n\n## Tarif annuel et barème mensuel de retenue
Le tarif annuel s'applique au revenu imposable ajusté de l'année. Le barème mensuel de retenue s'applique à la rémunération semi-nette d'une période de paie, avec ses propres arrondis et forfaits intégrés. L'ACD publie des tables séparées pour l'impôt annuel sur le revenu, l'impôt annuel sur les salaires, les salaires mensuels et les rémunérations non périodiques. [2]
| Calcul | Base | Finalité |
|---|---|---|
| Tarif annuel de l'article 118 | revenu imposable ajusté annuel | établir la cote annuelle |
| Barème annuel sur salaires | rémunération salariale annuelle selon règles de retenue | retenue ou régularisation salariale |
| Barème mensuel | rémunération semi-nette mensuelle | prélèvement par l'employeur |
| Barème non périodique | gratification semi-nette et échelon annuel | prélèvement sur prime séparée |
Multiplier la retenue d'un mois par douze ne reconstitue pas nécessairement l'impôt annuel. Les primes, mois incomplets, changements de fiche, autres revenus et déductions annuelles peuvent créer un écart.
Pour le calcul mensuel du brut au net : /fr/lu/guides/salaire-brut-net-luxembourg
Pour le mécanisme de prélèvement par l'employeur : /fr/lu/guides/retenue-source-salaire
Pour comprendre la donnée de classe ou de taux : /fr/lu/guides/fiche-retenue-impot-luxembourg
Sources officielles
- [1] Administration des contributions directes — Tarif de base applicable aux personnes physiques
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026. - [2] Administration des contributions directes — Barèmes
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026. - [3] Administration des contributions directes — Loi concernant l'impôt sur le revenu
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026. - [4] Administration des contributions directes — Loi concernant l'impôt sur le revenu
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026. - [5] Administration des contributions directes — Fonds pour l'emploi
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026. - [6] Administration des contributions directes — Classes d'impôt des contribuables résidents
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026. - [7] Administration des contributions directes — Splitting
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026. - [8] Administration des contributions directes — Classes d'impôt des contribuables non résidents
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026. - [9] Chambre des Députés — Dossier parlementaire 8775
Consulter la source officielleConsultée le 15 août 2026.